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Mission en enseignement : faire du volontariat dans des écoles à l’étranger

En s’engageant dans une mission en enseignement, les volontaires ont la possibilité d’apporter leur soutien à des écoles en Afrique, Asie, Amérique latine ou Océanie. Sur ces projets, les bénévoles aident les équipes locales à apporter la meilleure éducation possible à des enfants souvent issus de milieux défavorisés, de la maternelle au lycée, et parfois même à des adultes en demande de formation. Les tâches qui vous seront confiées sont diverses, mais vos compétences en anglais seront particulièrement mobilisées. Aller enseigner à l’étranger, c’est l’assurance de mettre son temps au profit d’une cause qui en vaut réellement la peine et de faire de belles rencontres.

Table des matières

4 raisons de s’engager dans une mission de volontariat en enseignement

  • Tester votre envie de faire de l’enseignement
  • Enseignants/formateurs : mettre vos compétences au service d’un objectif du millénaire pour le développement
  • Mettre en pratique vos compétences en anglais
  • Vivre une expérience porteuse de sens avec des locaux

Où et pour qui s’engager : quelques exemples de missions

Dans une mission de volontariat en enseignement, vous pouvez être amené à donner des cours à des élèves de tous âges, et dans des contextes variés.

  • En école maternelle

Au cours d’une mission d’enseignement en école maternelle, les volontaires organisent des activités à destination d’enfants de 3 à 5 ans. Dans ce type de projets, la créativité et la motivation sont des qualités particulièrement précieuses chez les bénévoles.

Mission d’enseignement en école maternelle au Népal

Donnez des cours, notamment dans des écoles maternelles, aux enfants de la ville népalaise de Pokhara, au cœur de l’Himalaya. Les établissements où vous serez placé font partie d’un programme gouvernemental pour fournir une éducation gratuite aux enfants de familles aux faibles revenus, qui n’ont souvent jamais eu accès à l’école. En savoir plus sur ce projet.

  • En école primaire

Il existe de nombreux projets qui proposent aux volontaires d’agir en école primaire. L’âge de vos élèves varie selon les classes où vous serez affecté et selon si vous vous sentez plus à l’aise avec des petits de 5, 6, 7 ans, ou des plus grands de 8, 9, 10, ou 11 ans.

Volontariat en école primaire au Vietnam

Enseignez l’anglais dans une école primaire d’Hô-Chi-Minh-Ville, où la qualité de l’enseignement public s’est grandement améliorée, mais où les populations les plus pauvres restent encore à l’écart. En leur fournissant des compétences linguistiques, vous offrez des meilleures perspectives d’avenir aux jeunes Vietnamiens. Aller sur la page du projet.

Mission d’enseignement en école primaire à Madagascar

Les volontaires prenant part à ce projet ont l’occasion de donner aux enfants des cours d’anglais, de français (qui est l’un des langues officielles du pays), ou d’autres matières selon vos compétences. Les classes se font avec le soutien d’un professeur local ou en autonomie, selon votre niveau de confiance et d’expérience. Plus d’informations sur cette mission de volontariat.

  • Au collège et au lycée

Le fonctionnement du secondaire varie selon les pays mais bien souvent, les cours de langues étrangères commencent dès le collège, où les bénévoles ont l’occasion de donner des cours à des pré-adolescents et adolescents de 12, 13, 14, 15 ans et plus.

Mission d’enseignement dans le secondaire au Laos

Donnez des cours d’anglais dans un établissement de la ville de Luang Prabang accueillant près de 300 enfants de 10 à 22 ans, issus de familles pauvres. Vous pouvez être amené à donner des cours en autonomie, avec d’autres volontaires ou avec le soutien d’enseignants locaux. En savoir plus sur ce projet de bénévolat en enseignement.

Cours de français, d’anglais ou d’espagnol au Maroc

Malgré le fait que l’enseignement public soit gratuit au Maroc, le taux d’alphabétisation du pays reste parmi les plus bas du monde, notamment du fait du manque de matériel et de personnel. Dans ce projet, les bénévoles soutiennent des écoles publiques en donnant des cours de langue aux enfants et adolescents.Plus de renseignements sur cette mission.

  • En faveur de personnes handicapées

Certaines missions spécialisées proposent aux bénévoles de soutenir des enfants en situation de handicap, notamment dans des centres spécialisés où vous pourrez aussi parfois assister le personnel pour des soins et/ou de la rééducation.

Mission en faveur d’enfants handicapés au Cambodge

Agissez à Phnom Penhen faveur des enfants atteints de handicaps (autisme, trisomie 21,  IMC…), ou en situation particulièrement difficile. Vous aidez le personnel du centre pour dans les activités d’enseignement et d’aide aux devoirs, mais aussi pour la rééducation et l’organisation d’activités ludiques pour les enfants. Plus de détails sur ce projet.

  • En faveur d’adultes

Les volontaires peuvent aussi mettre leurs compétences en pédagogie au service d’adultes, en organisant par exemple des ateliers pour transmettre des compétences précieuses à des locaux, notamment pour les aider à trouver un métier.

  • En dehors du contexte scolaire

L’enseignement peut prendre place dans des établissements issus du système éducatif dit « classique », mais peut aussi avoir lieu dans des contextes plus informels, comme par exemple des garderies dans des projets visant à soutenir des enfants des rues.

Soutien scolaire dans un centre au Pérou

Les bénévoles agissent à Cuzco, dans la cordillère des Andes, auprès d’enfants de 4 à 16 ans qui se rendent après l’école dans ce centre où vous les aiderez dans leur devoirs et dans l’organisation d’activités créatives, sportives et de pièces de théâtre. Pour beaucoup de ces enfants, l’établissement est pour eux un endroit où ils se sentent à l’aise et en sécurité. Voir la description du projet.

Méfiez-vous cependant des projets qui vous proposent d’enseigner à l’étranger dans des orphelinats, qui posent les mêmes problèmes que toute autre mission de volontariat en orphelinat. Sur notre portail, nous refusons catégoriquement ce type de projets, qui alimentent la plupart du temps le trafic d’enfants.

Pour quoi faire : quelles tâches confie-t-on aux volontaires ?

  • Donner des cours de langues

Les volontaires occidentaux sont principalement recherchés pour leurs compétences linguistiques.

volontaires donnant un coursDe manière générale, la compétence la plus précieuse est l’anglais, et ce pour plusieurs raisons. Premièrement, l’anglais est très important pour les pays dépendants du tourisme (comme par exemple la Thaïlande, le Pérou ou le Cambodge), où des compétences dans cette langue peuvent permettre aux enfants d’avoir de meilleures perspectives d’avenir et d’emploi. Les cours d’anglais sont également importants dans des pays où il s’agit d’une langue officielle (comme par exemple le Ghana ou la Tanzanie), mais où celle-ci est rarement connue des enfants issus de milieux populaires, qui ne connaissant que la langue locale, et partent donc avec un désavantage face aux autres.

L’espagnol est également une langue que vous pouvez être amené à enseigner, notamment dans des pays d’Amérique du Sud comme le Chili, le Costa Rica ou encore l’Equateur.

Vous pouvez aussi mettre à profit vos compétences dans votre langue maternelle dans les pays de la francophonie. Ces projets sont idéaux pour les volontaires souhaitant se rendre utiles mais n’ayant pas assez confiance dans leurs capacités à enseigner l’anglais, ou pour les professeurs, formateurs et/ou étudiants en FLE (Français Langue Étrangère). Si enseigner le français vous intéresse, n’hésitez pas à parcourir nos projets d’enseignement dans des destinations francophones : au Togo, au Bénin, au Maroc et à Madagascar.

  • Enseigner d’autres matières 

mission d'enseignement en AfriqueEn plus des cours de langue, il est aussi souvent proposé aux volontaires d’animer des cours d’autres matières :

  • informatique,
  • mathématiques,
  • sciences,
  • théâtre,
  • géographie,
  • musique,
  • sport,
  • art…

Cependant, il faut préciser que dans le cas où vous seriez amené à enseigner une autre matière que l’anglais ou le français, il faut absolument que vous soyez capable de communiquer avec les enfants dans une langue qu’ils comprennent. Les prérequis sont normalement mentionnés dans la description des projets, et nous vous invitons à contacter les organisations via le formulaire de contact (présent au bas de chaque page projet) si vous avez le moindre doute sur ce que l’on attend de vous une fois sur place.

Quand : à quelle période est-il possible de s’engager ?

Si vous voulez vous engager dans une mission humanitaire en enseignement, soyez conscients que si les cours sont donnés dans un contexte officiel (école, collège, lycée, etc.), les enfants ont des périodes de vacances, pendant lesquelles vous ne pourrez pas travailler. Les dates et les périodes varient évidemment selon les pays et les continents mais les enfants peuvent être susceptibles d’avoir des vacances pendant :

  • l’été, aux mois de juin, juillet et août,
  • l’hiver et la période des fêtes, avec les mois de décembre et janvier.
  • les vacances de printemps (avril, mai) ou d’automne (octobre, novembre).

Cependant, certains organismes mettent en place leurs propres camps de vacances où les volontaires peuvent donner des cours. De ce fait, ces projets sont donc accessibles toute l’année 2018 ou 2019.

La meilleure chose à faire est de mentionner dans le formulaire de contact la période qui vous intéresse, afin que l’on puisse vous dire si vos dates sont compatibles avec la mission.

Pour qui : quelles sont les qualifications requises ?

Il est normal, et même nécessaire, que les candidats au départ d’une telle mission se renseignent sur les compétences et qualifications que l’on attend d’eux pour pouvoir prendre part au projet.

  • Ai-je besoin d’avoir une expérience dans l’enseignement ?

mission humanitaire en enseignementTout dépend du projet, mais en général dans le cas d’une mission de volontariat flexible, il n’est pas obligatoire d’avoir déjà eu une expérience en enseignement. Souvent, vous ne serez pas livré à vous-même et agirez en tant qu’assistant d’un professeur local, afin de l’aider à s’occuper d’élèves nécessitant une attention spécifique. Les effectifs sont en effet souvent plus élevés qu’en Europe, et il n’est pas rare d’avoir une quarantaine d’élèves par classe. Il existe aussi des projets où les volontaires sont amenés à gérer leur propre classe en autonomie, ou avec d’autres bénévoles.

Veillez à bien lire la description des projets, et nous vous invitons à vous adresser à l’organisme de volontariat en utilisant le formulaire de contact pour avoir plus de précisions sur le contexte dans lequel vous serez amené à agir pour éviter les surprises une fois sur place.

Dernière remarque à ce sujet : les projets d’accueil vous font confiance, et il ne faut pas trahir cette confiance. Répondez sincèrement aux questions que l’on vous pose sur vos motivations et compétences. Pour savoir si un projet vous correspond, vous pouvez vous poser la question : seriez-vous à l’aise pour faire ce projet dans votre pays d’origine ? Si la réponse est oui, vous pouvez y aller. Si c’est non, il faut peut-être repenser votre projet et vous tourner vers un autre type de mission.

Avis aux professeurs et formateurs : si vous avez déjà une expérience en enseignement, en soutien scolaire ou une formation en FLE, n’hésitez pas à le mentionner à l’organisme avec lequel vous partez, pour qu’il puisse adapter le projet à vos compétences et aspirations.

  • Suis-je capable de donner des cours d’anglais s’il ne s’agit pas de ma langue maternelle ?

Nombreux sont ceux qui mettent en doute la possibilité que les volontaires puissent apporter une plus-value dans l’enseignement de l’anglais s’il ne s’agit pas de leur langue maternelle. Cependant, dans la plupart des pays de destinations, la situation ne peut pas être comparée à ce que nous connaissons en Europe, et mieux vaut ne pas tirer des conclusions trop hâtives.

Certains vont jusqu’à parler du complexe du « sauveur blanc » pour désigner avec mépris les volontaires qui s’engagent auprès de populations défavorisées. Nous ne sommes pas d’accord avec cette vision des choses, car nous pensons que le volontariat peut être fait avec une optique d’apprentissage du côté du volontaire et permet de favoriser le développement de la citoyenneté mondiale. De plus, ne serait-ce pas plutôt l’attitude colonialiste consistant à parler à la place des locaux qui serait problématique ?

D’une part, il est bon de rappeler que ce sont les projets d’accueil, et donc les locaux, qui font une demande de volontaires, et personne n’oblige les écoles à accepter des occidentaux pour faire office d’enseignants. S’ils demandent à accueillir des volontaires occidentaux, c’est donc qu’ils voient en eux une valeur ajoutée pour leurs élèves.

bénévolat avec des enfantsD’autre part, dans certains établissements publics (et donc sans beaucoup de moyens) de pays en développement comme le Pérou ou la Thaïlande, le niveau des enseignants d’anglais locaux n’est pas toujours suffisant pour permettre aux enfants d’acquérir de réelles compétences dans cette langue. Les cours consistent souvent à faire répéter aux enfants des phrases apprises par cœur. Dans un tel contexte, même un enseignant dont il ne s’agit pas de la langue maternelle mais qui a vécu l’expérience passive de l’enseignement de l’anglais avec une méthode plus adaptée peut être très utile. Il faut aussi ajouter que souvent, les volontaires agissent en qualité de soutien aux professeurs locaux, et non comme professeurs à part entière.

Enfin, les bénévoles peuvent être amenés à animer des ateliers facultatifs, où il a été observé que le fait d’avoir un enseignant étranger est souvent un facteur de motivation pour que les élèves participent non seulement aux ateliers facultatifs qui sont parfois animés par les volontaires, mais également aux cours eux-mêmes.