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Chantiers bénévoles pour adultes : le guide ultime du bénévolat international pour les 30 ans et +, seniors, retraités

Le volontariat à l’étranger, c’est également possible pour les personnes qui ne sont plus en formation ou en études. Il existe même de nombreux chantiers internationaux en Afrique, Asie, Amérique du Sud et Australie/Océanie qui sont particulièrement populaires auprès des actifs ou des retraités, car ceux-ci possèdent des qualifications professionnelles et une expérience qui leur est utile sur le terrain. Parmi les programmes de volontariat réglementé, seul le Volontariat de Solidarité Internationale est accessible aux personnes de plus de 30 ans. Dans ce guide, nous vous dirons quels sont les autres moyens pour vous engager à l’étranger et nous vous aiderons à trouver la mission humanitaire qui vous correspond.

En bref

  • Les adultes ou seniors souhaitant faire du bénévolat à l’étranger ont deux options : le VSI (Volontariat de Solidarité Internationale) ou le volontariat flexible, où les offres sont plus nombreuses.
  • Seul un petit nombre de missions de bénévolat à l’étranger prescrivent un âge maximum. Il ne tient donc qu’à vous de vous engager !
  • Des compétences (professionnelles) spécifiques sont souvent les bienvenues, mais elles sont rarement requises pour participer à une mission. Vous pouvez tout à fait écouter votre cœur pour faire votre choix.
  • Oui, dans la plupart des organismes, les autres volontaires ont souvent entre 16 à 25 ans. Loger chez une famille d’accueil vous permet de vous immerger dans la culture locale.

Chantiers internationaux pour adultes en Afrique, Asie, Amérique latine

Quasiment toutes les missions répertoriées sur notre portail sont accessibles aux personnes de plus de 30 ans. En savoir plus sur l’âge maximum.

Dans cette première partie, nous vous proposons cette petite sélection de projets qui recherchent explicitement des volontaires ayant déjà une expérience de vie et professionnelle :

Mission de microfinance en Tanzanie

Mettez à profit vos connaissances en marketing, communication et économie en vous impliquant dans cette mission qui cible particulièrement les femmes tanzaniennes souhaitant développer leur activité économique pour acquérir plus d’indépendance et de sécurité financière sur le long terme. Les bénévoles les assistent dans leur projet en menant des ateliers, en corrigeant des business-plans et en assurant le suivi de personnes ayant bénéficié de prêts. Plus de détails sur ce projet.

Mission éducative à Madagascar

Enseignants, professionnels de l’enfance ou du domaine du social, soutenez les efforts du personnel des écoles maternelles de Madagascar afin de donner aux enfants le meilleur départ dans la vie possible. Les volontaires sont notamment chargés de donner des cours d’anglais et de français et d’organiser des activités ludiques et créatives pour les enfants. Aller sur la page du projet.

Projet de soutien à une ONG au Vietnam

Soutenez les efforts d’une organisation vietnamienne en organisant des collectes de fonds, en développant des partenariats avec des structures locales et internationales et en améliorant la présence de l’ONG sur le web (site, campagnes marketing, etc.). Le domaine d’action et l’ONG avec qui vous travaillerez peut varier selon votre profil : éducation, environnement, droits d’Homme ou encore développement rural. Lire la description de la mission.

Projet de soin aux animaux en Bolivie

Si vous êtes sensibles aux problématiques environnementales et liées à la cause animale, si vous êtes curieux et enthousiastes et que vous n’avez pas peur du travail physique, cette mission est faite pour vous ! Faites du bénévolat dans un centre de soins situé en bordure de la forêt amazonienne, qui abrite plus de 500 animaux sauvages de 30 espèces différentes, dont certaines sont menacées d’extinction. Découvrir les détails du projet.

Quand est-on considéré comme un adulte ? Ceux qui sont concernés par cet article

Ce guide a pour but de présenter les différentes possibilités pour faire un chantier bénévole international en tant qu’adulte et de répondre aux interrogations clés sur ce sujet. Dans cette optique, la première question qu’il faut se poser est : est-ce que je suis bien un adulte ? Il n’a en effet pas été facile de trouver un terme qui regroupe précisément tous ceux pour qui cet article a été écrit.

Ce guide s’adresse d’une part aux actifs. Juridiquement parlant, nous sommes adultes à partir de 18 ans, mais ce guide s’adresse particulièrement aux personnes qui ne sont plus en formation et qui doivent concilier leur engagement bénévole avec leur vie professionnelle et familiale.

Cela inclut également les pères ou mères qui s’étaient jusqu’alors consacrés à l’éducation de leurs enfants et à la gestion du ménage. Lorsque leur progéniture quitte la maison, de nombreux parents veulent profiter de l’occasion pour faire du volontariat à l’étranger et ainsi réaliser un projet mûri depuis longtemps. Le bénévolat international soulève pour cette catégorie de personnes des interrogations souvent distinctes de celles que se posent les jeunes, car leurs préoccupations et impératifs sont différents. Dans notre article, nous voulons justement répondre à ces questions en montrant à quoi le volontariat à l’étranger peut ressembler quand on a plus de 30 ou 50 ans.

Les jeunes retraités et seniors qui souhaitent utiliser leur nouveau temps libre pour faire du bénévolat à l’étranger trouveront ici également informations et conseils sur la thématique des missions humanitaires pour seniors. En effet, il existe pour les retraités aussi de nombreuses manières de s’engager en Afrique, Asie ou Amérique latine par exemple.

Pour résumer : notre guide intéressera tous ceux qui ne sont plus en formation et qui doivent concilier leur engagement avec leur vie professionnelle ou familiale, ainsi que ceux qui sont déjà à la retraite.

Un volontariat réglementé qui cible surtout les jeunes

De manière générale, il existe deux types d’engagement volontaire à l’étranger : le volontariat réglementé et le volontariat flexible.

Pour les programmes de volontariat réglementé tels que le Service Civique à l’étranger, le VSI ou encore le SVE, les conditions sont clairement décrétées par la structure à l’origine du dispositif (souvent le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ou l’Union Européenne). Parmi ces conditions, il y a souvent un âge maximum.

L’étendue de la limite d’âge varie d’un programme à l’autre :

Pour un Service Civique à l’étranger par exemple, la limite d’âge est de 25 ans (30 pour les personnes en situation de handicap). Il n’existe donc pas de service civique pour adulte (entendons par là plus de 30 ans).

Le Service Volontaire Européen (SVE) est un peu plus souple, puisque la limite maximum est fixée à 30 ans. Là encore, les personnes plus âgées n’y ont donc pas accès.

Parmi les programmes de volontariat réglementés, la seule solution pour les personnes de plus de 30 ans reste le Volontariat de Solidarité Internationale (VSI), accessible à partir de 18 ans et sans limite d’âge maximum. Sachez cependant qu’en 2016, les jeunes de moins de 30 ans représentaient tout de même la majorité des volontaires de solidarité internationale. Cela peut s’expliquer par la durée d’engagement longue que requiert ce programme (6 mois minimum, mais en général 1 an ou plus), à laquelle auront du mal à s’accommoder des personnes avec des engagements familiaux ou professionnels.

Si vous avez plus de 30 ans et que vous souhaitez faire une mission humanitaire à l’étranger pour quelques semaines ou quelques mois seulement, tout n’est pas perdu car le volontariat flexible offre de nombreuses possibilités.

Un volontariat flexible à l’étranger accessible à tous

Contrairement aux programmes de volontariat réglementé que nous venons de mentionner, il n’existe pas de directive précise qui régirait le volontariat flexible à l’étranger, et donc pas d’âge maximum a priori. Plus d’informations sur la différence entre le volontariat flexible et le volontariat réglementé.

Tous les projets qui sont répertoriés ici sur guidisto-volontariat.fr correspondent à des missions de volontariat flexibles. La plupart des projets n’ont pas d’âge maximum mais s’il y a une limite d’âge, celle-ci est déjà indiquée dans les résultats de recherche ainsi que sur la page de description du projet.

De même, ne vous laissez pas influencer par le fait que ce sont des jeunes qui apparaissent sur la plupart des photos des projets. C’est à vous de décider si le projet vous correspond et si vous souhaitez vous y engager.

En principe, le volontariat flexible est accessible à tous et flexible en termes de date de départ, de durée et de domaine d’intervention. Il s’agit là d’un grand avantage pour les actifs, puisqu’ils peuvent ainsi facilement concilier leur mission avec leurs impératifs personnels et professionnels.

Que vous souhaitiez faire de l’humanitaire pendant vos vacances, vous évader pendant un congé sabbatique ou bien voir le monde à la retraite, il y a forcément une mission de volontariat flexible qui vous correspond.

Les caractéristiques du volontariat flexible sont :

  • La flexibilité des dates: il y a généralement plusieurs dates de début de mission par trimestre ou par mois, selon l’organisme qui met en place la mission. Certains proposent même aux volontaires de déterminer librement la date du début de leur mission.
  • La flexibilité de la durée: sous réserve d’une durée minimum (nous recommandons au moins 2 semaines, voire 4 pour les projets avec des enfants), vous pouvez choisir combien de temps durera votre mission. Les organisations fixent rarement des durées maximales pour les missions, et la limite est souvent plutôt déterminées par les règles en matière de visa pour le pays d’action.
  • Le choix du pays d’action: ici, seule l’offre définit les limites. Le volontariat flexible existe sur tous les continents, de l’Afrique à l’Asie et l’Amérique du Sud, en passant par des pays « développés » tels que les États-Unis ou l’Australie.
  • Le choix du type d’activité : contrairement aux programmes réglementés, où les volontaires en herbe répondent à des annonces de postes bien définis et doivent s’imposer face à d’autres candidats, le volontariat flexible est accessible grâce à un simple processus d’inscription.
    Si des compétences spécifiques sont requises pour la mission en question, vous devrez en justifier lors du processus d’inscription, mais la question de la concurrence des autres bénévoles ne se pose pas. En outre, de nombreux projets sont accessibles sans qualifications spécifiques. Plus de détails sur la question des qualifications minimales.

Les coûts sont à la charge des volontaires eux-mêmes. En savoir plus sur pourquoi un chantier bénévole pour adulte n’est en général pas gratuit.

Les qualifications requises pour les adultes qui font du volontariat à l’étranger

« N’ai-je pas besoin d’une expertise professionnelle pour faire du volontariat à l’étranger ? » La question est légitime, mais il n’y a pas de règle générale.

Ce que l’on peut affirmer, c’est que tout le monde ou presque peut faire du bénévolat à l’étranger, même sans qualification particulière. En revanche, une mission de volontariat en particulier ne sera pas forcément ouverte à tous.

Les exigences concernant le profil des volontaires sont déterminées conjointement par :

  • d’une part, l’organisation de volontariat avec laquelle vous vous inscrivez, et
  • d’autre part, le projet local où les volontaires travaillent.

L’implication active du projet local dans la définition des tâches et des qualifications minimales des volontaires est l’un des critères de qualité que nous vérifions lors du choix de nos organisations partenaires.

Dans certains cas, il est exigé des qualifications vérifiables comme par exemple une formation complétée dans un domaine spécifique ou une expérience pertinente acquise au cours d’un engagement bénévole dans le pays d’origine du volontaire.

Mais dans de nombreux cas, les projets sont ouverts à tous, sans conditions particulières.

Ainsi, nous vous invitions à prêter une attention particulière au point « Qualifications particulières » dans les fiches techniques de missions sur notre portail.

Il existe également des projets qui sont théoriquement ouverts à toute personne intéressée, mais où les volontaires ayant des compétences particulières peuvent remplir d’autres tâches, voire jouer un rôle différent des autres bénévoles.

Exemple 1 – Une mission d’enseignement de l’anglais : Bien souvent, les volontaires agissent comme assistants du personnel enseignant local, par exemple pour organiser des activités en anglais l’après-midi. Pour ce faire, les volontaires sans expérience d’enseignement mais avec un bon niveau d’anglais sont généralement acceptés. En revanche, si le volontaire est véritablement professeur d’anglais, il pourra peut-être dispenser des cours en autonomie, ou même former des collègues locaux.

Exemple 2 – Un projet dans un hôpital : Pour les projets de santé et de médecine, les tâches attribuées aux volontaires varient largement selon leurs qualifications.
Les personnes sans qualifications n’auront qu’un statut de stagiaire : ils peuvent observer les professionnels locaux, et éventuellement les assister dans la prise en charge des patients. (On devrait d’ailleurs plutôt parler de stage pour ces projets, et certains organismes le font déjà à juste titre.)
À l’inverse, si les volontaires sont des médecins formés ou d’autres professionnels médicaux ou paramédicaux tels que des infirmiers / infirmières, kinésithérapeutes, sages-femmes ou ergothérapeutes, ils auront peut-être la possibilité de soutenir le personnel local en participant aux diagnostics, traitements et aux soins des patients.

C’est dans les échanges avec l’organisation de volontariat que se détermine si et dans quelle mesure vos qualifications (professionnelles ou autres) vont influencer votre rôle pendant la mission. Sur guidisto-volontariat.fr, vous pouvez joindre directement l’organisation en charge de la mission en remplissant le formulaire de contact en bas de page. Profitez-en pour parler de vos qualifications et renseignez-vous sur la façon dont celles-ci peuvent éventuellement affecter vos activités.

Une vraie expertise dans l’humanitaire accompagnée des compétences spécifiques n’est nécessaire que pour les projets de coopération internationale à proprement parler. Nous verrons plus loin la différence entre le travail humanitaire qualifié et le volontariat à l’étranger.

Choisir une mission : s’en tenir à ses qualifications professionnelles ou écouter son cœur ?

En tant qu’adulte avec une expérience professionnelle, vous avez le choix entre :

  • Mettre votre expertise professionnelle au service de votre mission pour être le plus utile possible une fois sur place.
  • Suivre votre cœur pour éviter de passer vos vacances à faire ce que vous faites déjà plusieurs heures par jour pendant votre temps de travail.

Les deux approches sont légitimes, et opter pour une mission de volontariat flexible est très avantageux pour les personnes ayant de l’expérience professionnelle.

Sachez également que même les personnes sans qualification professionnelle spécifique (les hommes ou femmes au foyer par exemple) peuvent choisir leur domaine d’intervention.

De nombreux projets de volontariat sont ouverts à tous, avec ou sans connaissances spécifiques dans un secteur particulier. Cependant, les volontaires ayant des qualifications le secteur en question peuvent être amenées à accomplir des tâches plus adaptées à leur niveau de compétences.

Cette flexibilité dépend aussi de la manière dont l’organisation de volontariat chargée de la mise en œuvre de la mission collabore avec le projet local. En effet, il y a des différences significatives et de manière générale, plus la communication entre les deux acteurs est efficace, plus la mission peut être adaptée aux compétences des volontaires. Sur guidisto-volontariat.fr, vous pouvez utiliser le formulaire de contact en bas de page pour demander directement à l’organisation de volontariat comment est gérée l’affectation des volontaires aux projets locaux.

La réponse à la question « Existe-t-il quelque chose qui convienne à mes compétences spécifiques ? » peut prendre un peu plus de temps à obtenir une réponse car l’organisation doit d’abord évaluer les besoins sur place. Prenez cela comme un signe de sérieux et de réelle connaissance locale de la part de l’organisation.

Pour certains projets, l’expertise professionnelle est particulièrement précieuse, ce qui explique que les bénévoles plus âgés soient particulièrement recherchés. Cependant, il y a non seulement les qualifications mais aussi l’expérience de vie de ces volontaires qui est également appréciée.

La liste suivante vous donne un aperçu des types de projets correspondant à vos qualifications professionnelles :

  • Enseignement: enseignants, instituteurs, formateurs pour adultes, éducateurs spécialisés
  • Mission humanitaire: assistants sociaux, éducateurs, travailleurs sociaux
  • Écovolontariat : biologistes, biologistes marins, scientifiques de l’environnement, techniciens forestiers
  • Santé & Médecine: infirmiers/infirmières, médecins, assistants médicaux, gériatres, sages-femmes, secouristes, pharmaciens
  • Construction & Infrastructures: architectes, ingénieurs, menuisiers, maçons, techniciens eau/gaz/énergie solaire, mécaniciens, couvreurs, peintres, charpentiers
  • Insertion professionnelle: assistants sociaux, éducateurs, enseignants, formateurs pour adultes, experts en ressources humaines
  • Journalisme & Média: journalistes, experts en relations publiques, photographes, graphistes, maquettistes
  • Art, Culture, Archéologie: archéologues, artistes, professeurs d’art, professeurs de musique, personnel de musée, concepteurs, photographes
  • Agriculture : agriculteurs, jardiniers, paysagistes
  • Droits de l’Homme: avocats, juristes, assistants juridiques
  • ONG & Lobbying: dirigeants, experts en relations publiques, comptables
  • Sport: professeurs de sport, entraîneurs sportifs
  • Mission avec animaux et vétérinaires: vétérinaires, gardiens d’animaux

Dans de nombreuses missions en Afrique, Asie, Amérique latine ou sur d’autres continents, les volontaires plus âgés sont particulièrement appréciés car en plus de leurs qualifications professionnelles, ils apportent également leur expérience de vie.

Débarrassez-vous de vos préjugés et comportements coloniaux !

Il arrive cependant que cette affirmation s’inverse. En effet, on trouve parfois des volontaires plus âgés avec un comportement néocolonialiste, qui pensent que leurs conseils et connaissances seules peuvent régler les problèmes du projet. On voit alors comment l’expérience et les qualifications peuvent devenir un handicap.

Presque tous les projets locaux ont des anecdotes au sujet du « savoir-faire blanc ». On peut par exemple citer le cas de la volontaire infirmière qui, en présence d’un patient, a voulu apprendre à l’infirmière en chef locale comment faire une piqûre. Également, le cas de la jeune volontaire avocate qui, après deux semaines au Cambodge, savait mieux que les employés locaux permanents comment promouvoir les droits des femmes en Asie du Sud-Est.

Par pitié, ne soyez pas ce sauveur blanc, qui considère toujours les pays du Sud comme des bénéficiaires passifs, qui attendent qu’un spécialiste/expert du Nord veuille bien venir sur place pendant ses congés pour les aider à résoudre leurs problèmes.

Il est rare que les bénévoles qui ne sont là que pendant leurs vacances ou congés sabbatiques se voient confier des tâches telles que la recherche de solutions ou la formation de sections locales. Généralement, le projet local attend de vous que vous vous adaptiez à la situation déjà en place, et que vous ayez plutôt un rôle de soutien au personnel permanent, dont vous répondez aux besoin précis.

Restez donc prudents et fixez-vous plutôt l’objectif de comprendre pourquoi un tel projet fonctionne de telle ou telle façon. En effet, il y a des implications culturelles qui peuvent être difficiles à comprendre de prime abord pour un européen. Ce n’est que lorsque vous aurez gagné la confiance des personnes qui continueront à travailler sur le projet après votre départ que vos suggestions d’améliorations pourront être reçues favorablement.

« Je suis ici pour apprendre comment je peux aider une fois revenu chez moi. »

Même si vous avez déjà des connaissances ou compétences particulières, il vaut mieux considérer une expérience de volontariat comme une opportunité d’apprentissage et de développement de votre citoyenneté mondiale. Nous recommandons toujours aux volontaires d’arriver avec l’approche « Je suis ici pour apprendre comment je peux aider une fois revenu chez moi. »

Au lieu du colonialisme, optez donc plutôt pour la coopération internationale. L’utilité du volontariat à l’étranger est de comprendre les liens entre les problèmes dans un pays lointain et notre mode de vie en Occident, afin de trouver la motivation nécessaire pour s’engager d’un point de vue local une fois revenu chez nous.

Le volontariat à l’étranger ne s’apparente pas à de l’humanitaire

Afin de vous faire une idée réaliste de votre rôle en tant que volontaire et de ne pas partir avec des attentes illusoires au sujet de votre mission de volontariat, il est important de comprendre la différence entre le volontariat à l’étranger et l’humanitaire à proprement parler, aussi appelé coopération internationale (et anciennement aide au développement).

Notre article Travailler dans l’humanitaire : comment le volontariat à l’étranger peut vous aider traite en détail de ce sujet, mais nous vous en proposons ici un bref résumé.

Travailler en tant que spécialiste de l’humanitaire (un profil de poste « travailleur humanitaire » n’existe pas en tant que tel) nécessite une expertise dans un domaine particulier, une expérience professionnelle pertinente ainsi que des compétences linguistiques. L’expérience acquise à l’étranger au cours d’un séjour à l’international de longue durée, si possible dans un pays émergent ou en développement, est également obligatoire pour de nombreux postes. Le niveau d’exigence sur ce marché du travail a fortement augmenté ces dernières années, et la seule motivation d’aider ne suffit pas.

De plus, les experts de l’humanitaire sont certes rémunérés, mais ils doivent également régulièrement postuler pour obtenir des places, comme si il s’agissait d’offres d’emploi standards. Les missions sur lesquelles ils sont envoyés durent en général au moins un an ou plus, et les agents humanitaires ne peuvent pas choisir le moment et lieu exact de leur séjour à l’étranger.

Accepter un emploi dans l’humanitaire revient donc à changer de métier.

Si vous souhaitez conserver votre emploi et votre lieu de résidence actuel dans votre pays d’origine, c’est donc plutôt le volontariat à l’étranger qui est fait pour vous.

L’action d’urgence après des catastrophes naturelles ou dans des zones en crise constituent un secteur particulier réservé à des spécialistes formés. Les volontaires sans qualifications particulières ne seront pas utiles dans ces situations, car ils ne peuvent pas travailler de façon autonome et ils font plutôt concurrence aux experts et aux locaux pour l’obtention de ressources vitales comme l’eau, la nourriture, l’abri, etc. Ce n’est que lorsque la gestion de crise cède la place à la phase de reconstruction et de réhabilitation que les volontaires peuvent à nouveau être utiles. Pour plus d’informations à ce sujet, nous vous invitons à consulter notre article Ouragan, séisme, inondation… Partir aider sur place après une catastrophe naturelle : une fausse bonne idée ?

Durée du volontariat : vacances ou congé sabbatique ?

Le volontariat flexible à l’étranger vous permet de choisir (plus ou moins librement selon l’organisation en question) la durée et la date de début de votre mission.

Vous pouvez ainsi facilement concilier votre engagement volontaire avec vos obligations professionnelles et privées. Que vous preniez sur vos vacances pour faire un chantier international pour adulte ou que vous partiez en congé sabbatique à l’étranger pendant plusieurs mois, c’est à vous de décider.

Il existe des missions de volontariat disponibles à tout moment, et pas seulement pendant les vacances d’été de juin, juillet et août.

Nous recommandons de partir pour un minimum de 14 jours, ce qui explique que les prix sur les pages de missions sur notre site commencent pour deux semaines.

Le volontariat a souvent lieu dans des pays de cultures étrangères, et vous aurez besoin de temps pour vous acclimater et trouver vos repères. Il en va de même pour le travail que vous aurez à fournir pour le projet et qui, lui aussi, nécessite une formation.

De plus, les émissions de CO2 générées par un vol long-courrier pour une durée de séjour de moins de 2 semaines sont loin d’être responsables écologiquement parlant.

Pour les projets avec des enfants, nous conseillons même fortement de ne pas vous engager pour moins de 4 semaines, le temps que les enfants et vous puissiez vous habituer les uns aux autres. Nous vous déconseillons également très vivement de faire du volontariat en orphelinat, car ces structures sont très souvent mises en place par des trafiquants d’enfants, au détriment de ceux-ci, qui ne sont souvent pas du tout orphelins.

Que vous fassiez une pause ou que vous profitiez de vos congés pour faire du bénévolat, vous devriez considérer donner de votre temps en dehors des vacances scolaires. Bien que les frais soient les mêmes, faire cela amène d’autres avantages. Déjà, cela permet de soutenir des projets en dehors des vacances, qui sont la saison où ils reçoivent le plus de volontaires. En termes d’hébergement et de confort, c’est également la période où vous avez le plus de chances d’obtenir une chambre individuelle. Enfin, cela vous permet également d’éviter les moments où la mission est prise d’assaut par les plus jeunes (si cela est important pour vous), et où vous pouvez vous retrouver à être le seul adulte au milieu d’une foule de jeunes gens, mais cela sera le sujet du prochain chapitre.

Ne vais-je pas me retrouver entouré d’enfants ?

Il n’est pas rare que les personnes dans la vie active ou les retraités voulant faire une mission humanitaire craignent de n’être entourées que de jeunes beaucoup moins âgés qu’eux, et de ne pas se sentir à l’aise dans cet environnement.

Cette crainte n’est pas sans fondement, car la plupart des volontaires internationaux sont en fait des étudiants et étudiantes âgés de 16 à 25 ans. C’est également la raison qui explique que la plupart de nos organisations partenaires utilisent des photos montrant des jeunes dans leur rôle de bénévoles.

Mais ne vous laissez pas décourager pour autant !

Sur notre portail, vous verrez que la plupart des projets sont ouverts à tous, sauf si une limite d’âge maximum est explicitement spécifiée. De ce fait, c’est à vous et vous seul de décider si vous souhaitez vous engager. Si vous vous entendez bien avec les jeunes, le bénévolat à l’étranger ne présentera pour vous aucun obstacle.

Pour ceux qui sont un peu mal à l’aise à l’idée d’être entourés d’adolescents et de jeunes gens, vous trouverez dans cette partie quelques conseils.

Le contact avec les plus jeunes n’est pas obligatoire

Beaucoup d’organisations de volontariat regroupent tous leurs projets dans la même ville ou la même région d’un pays, car cela simplifie la gestion et l’encadrement des volontaires. De ce fait, il se forme généralement une communauté de volontaires, et de nombreux bénévoles décident également de prévoir des sorties ensemble pendant leur temps libre et les week-ends. La constitution de cette communauté est également en partie encouragée par les organisations de volontariat par le biais de rencontres.

Cependant, la participation à de tels événements n’est pas obligatoire et si vous préférez faire cavalier seul ou rester entre adultes, rien de vous y empêche.

La meilleure solution pour le logement à l’étranger : la famille d’accueil

Cela vaut aussi pour l’hébergement. Les bénévoles vivent généralement dans des foyers de volontaires ou dans des familles d’accueil.

Dans le premier cas, ils sont souvent logés dans des chambres partagées et le bâtiment est commun à tous les résidents. Dans une telle situation, il est bien sûr un peu plus compliqué d’éviter les plus jeunes.

Les familles d’accueil en revanche n’acceptent souvent qu’un ou deux volontaires. Si vous souhaitez éviter de partager l’hébergement avec des jeunes, c’est donc souvent la meilleure alternative. Souvent, les volontaires plus âgés tissent également des liens amicaux avec les parents d’accueil (du fait de leur âge et expérience de vie similaire) et passent également leur temps libre avec eux. Bien entendu, les familles d’accueil ne sont pas tenues de le faire, mais si le courant passe, beaucoup de choses sont possibles.

Obtenir une chambre individuelle, que ce soit dans un foyer de volontaires ou dans une famille d’accueil, dépend également de la saison. Les organisations d’accueil ont des capacités limitées, soit parce leur logement prévu pour les volontaires n’est pas extensible à volonté, soit parce qu’elles ne travaillent qu’avec un nombre limité de familles d’accueil. Si vous faites du volontariat en basse saison, par exemple d’octobre à mai, vous aurez plus de chances d’avoir une chambre individuelle. En haute saison en revanche, surtout pendant les périodes de vacances d’été des pays du Nord, tout le monde est un peu plus serré.

Ne sous-estimez pas le soutien moral qu’apportent les jeunes volontaires

En outre, il ne faut pas sous-estimer le soutien moral que les volontaires représentent les uns pour les autres, et ce quelle que soit la différence d’âge. Vous devriez donc vous demander si vous êtes prêt à être le seul bénévole à ne pas interagir avec des personnes de votre culture.

Demandez à l’organisation de vous placer avec d’autres adultes

Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à prendre contact avec les organisations de volontariat, qui sauront vous répondre, notamment en ce qui concerne vos interrogations relatives à votre statut spécial de volontaire de plus 30 ans.

Certaines peuvent vérifier si d’autres volontaires de votre âge se sont déjà inscrit pour la même période et dans le même projet que celui que vous visez. Il arrive en effet que certains projets soient particulièrement populaires auprès des adultes.

Là encore, nous vous encourageons à poser des questions précises relatives à votre situation en remplissant le formulaire de contact présent en bas des pages de projets sur notre portail.

Hébergement et confort sur place

Tous les aînés le savent : faire du camping sauvage pendant son tour d’Europe en Interrail, ça n’est pas un problème quand on est jeune et insouciant. Lorsqu’on commence à prendre de l’âge, il devient en revanche difficile de renoncer à son confort.

Alors, qu’en est-il des conditions de vie dans un projet de volontariat en Afrique, Asie, Amérique du Sud ou Océanie ?

Le niveau de vie n’est pas le même dans tous les pays d’action

Beaucoup s’imaginent que les conditions de vie pendant une mission de volontariat à l’étranger se résument à des taudis ou des cabanes en tôle, sans électricité ni eau courante. Ce n’est pourtant pas nécessairement le cas, car le soutien des volontaires est requis même quand les conditions de vie du pays d’action sont similaires à ce à quoi nous sommes habituées en Europe.

Le niveau de vie varie considérablement d’un pays à l’autre.

Vous pouvez donc choisir votre projet en fonction du confort que vous souhaitez retrouver ou au contraire, abandonner.

Dans les pays développés d’Europe (au Portugal, en Espagne ou encore en Roumanie par exemple), en Amérique du Nord (États-Unis) ou en Australie, vous ne verrez pas de changement significatif.

Dans des pays émergents tels que le Brésil, l’Afrique du Sud, le Maroc ou le Mexique, les infrastructures en place sont souvent très bonnes.

En revanche, dans des pays économiquement défavorisés comme le Népal, la Bolivie ou le Togo, l’électricité et l’eau chaude ne sont pas toujours disponibles. Dans d’autres pays comme l’Inde, la bucket shower, douche à l’aide d’un seau, est très commune : on puise de l’eau d’un grand seau à l’aide d’un plus petit, que l’on se verse sur la tête.

Surtout s’il s’agit de votre première mission, vous ne devriez pas trop vous en demander, mais plutôt choisir un pays où les conditions de vie ne sont pas trop difficiles. S’engager coûte cher, et il faut aussi faire face au choc culturel. C’est donc tout à fait légitime qu’en tant que débutant, vous choisissiez un pays où vous aurez plus de confort.

Au final, tout dépend de votre attitude et de comment vous vous sentez. Si vous vous lancez dans un projet dans l’optique « Je suis ici pour apprendre comment je peux aider », renoncer à un certain confort sera tout de suite plus facile.

Pour beaucoup de volontaires, c’est justement cette sortie de leur zone de confort qui est intéressante.

Type d’hébergement

L’hébergement des volontaires à l’étranger se fait généralement de l’une des manières suivantes :

  1. Famille d’accueil (que nous recommandons)
  2. Logement réservé aux bénévoles (foyer de volontaires)
  3. Dans le projet lui-même
  4. Logement non réservé aux bénévoles : auberges de jeunesse, hôtels, etc. (que nous déconseillons)

Le type d’hébergement disponible dépend principalement de l’organisation de volontariat, bien que les options puissent varier d’un pays d’action à l’autre, voire même d’une mission à l’autre.

famille d’accueil

Nous recommandons à ceux pour qui l’intimité est important d’opter pour le placement en famille d’accueil. Cette option est aussi indiquée pour ceux qui souhaitent rester à l’écart des jeunes volontaires, comme nous l’expliquions dans le chapitre précédent.

Les organisations de volontariat ont tendance à recruter les familles issues de la classe moyenne locale, qui ont d’une part un niveau de vie suffisant pour pouvoir offrir une place aux volontaires chez eux, mais pour qui d’autre part, un revenu supplémentaire est le bienvenu. (Les familles d’accueil reçoivent bien entendu une compensation financière)

Pour avoir l’esprit tranquille, vous pouvez utiliser notre formulaire de contact à la fin des descriptions de projets pour rentrer directement en contact avec l’organisation de volontariat, afin de demander s’il y a des chambres individuelles. Comme nous l’avions mentionné dans le chapitre précédent, les chances d’une telle situation augmentent en dehors de la haute saison. S’il n’y a pas de chambres individuelles, vous pouvez également demander à partager la chambre avec quelqu’un de votre âge. Les organisations de volontariat tentent généralement de se conformer à vos souhaits, dans la mesure du possible.

Les familles d’accueil offrent également la meilleure opportunité pour vous de développer votre citoyenneté mondiale. En effet, votre immersion ne sera que plus complète si vous avez un réel aperçu de la situation des habitants du pays : vous apprenez alors à connaître leur vie quotidienne et à comprendre leurs problèmes. Ce que nous prenons pour acquis ne l’est peut-être pas forcément pour tout le monde, mais nous n’en prenons conscience que lorsque nous en faisons l’expérience concrète.

 foyer de volontaires

De nombreuses organisations de volontariat logent leurs bénévoles dans des maisons ou appartement qui leur sont spécialement dédiés, ce qui donne une sorte de colocation de volontaires. Les volontaires ne travaillent pas nécessairement sur le même projet, mais s’y réunissent après le travail et pendant le week-end.

La mise en place et l’équipement des foyers de volontaires sont adaptés aux besoins et aux désirs des volontaires occidentaux, de sorte que le confort général est parfois supérieur à celui que l’on retrouve chez des familles d’accueil dans un même endroit donné.

En revanche, il faut vous attendre à être hébergé dans des chambres partagées, et être prêt à supporter d’être entouré de jeunes.

Ces logements sont pratiques pour les volontaires et les organisations, mais cela contribue également à isoler les volontaires de la réalité du quotidien pour la population locale, et ainsi être un frein au développement de la citoyenneté mondiale. Heureusement, il n’est pas rare que la présence de concierges et de personnel de cuisine permette aux volontaires d’avoir un certain contact avec les coutumes locales.

 hébergement au sein du projet

Il arrive que le projet local lui-même, c’est-à-dire le lieu où vous vous engagez, fournisse un hébergement sur place. Il peut s’agir d’une sorte de chambre d’ami, qui peut être par exemple rattachée à une école ou à un centre. Le quotidien ressemble alors à ce que vous pourriez trouver chez une famille d’accueil, et vous serez amené à vous rapprocher plutôt du personnel local.

Dans les projets d’écovolontariat situés dans des lieux reculés et loin de toute civilisation, les volontaires peuvent parfois vivre ensemble dans des abris qui s’apparentent à des foyers de volontaires (car il n’y a pas d’autres bâtiments autour).

 auberge de jeunesse, hôtels

Nous déconseillons en général l’hébergement en auberge de jeunesse ou en hôtel, où les volontaires se mélangent aux clients « classiques ».

La principale raison est que selon nous, la principale utilité du volontariat est l’apprentissage par les volontaires de la vie dans un pays en développement. Voir aussi notre article du l’utilité du volontariat à l’étranger.

Les personnes qui s’engagent dans un bidonville pendant la journée, mais rentrent le soir dans leur chambre d’hôtel avec la climatisation et la télévision, restent dans une petite bulle de confort, ce qui renforce une vision coloniale du monde : « J’ai bien aidé les pauvres, maintenant je peux à nouveau me détendre. » L’objectif d’un volontariat responsable devrait justement être de remettre en question cette vision du monde, d’éliminer ses préjugés afin de mieux être à même de comprendre les problèmes des autres.

Pourquoi le volontariat à l’étranger pour les adultes est-il payant ?

Le volontariat flexible à l’étranger n’est malheureusement pas gratuit pour les adultes. Dans notre article intitulé Pourquoi payer pour une mission de volontariat ?, nous expliquons en détail les coûts générés par une mission de volontariat, et pourquoi l’on demande généralement aux volontaires de les payer.

Il faut en effet non seulement compter l’hébergement et le couvert, mais également :

  • la préparation et le suivi des volontaires,
  • la gestion du projet,
  • les salaires du personnel,
  • les frais administratifs généraux de l’organisation chargée de la mise en œuvre du projet, etc.

Le volontariat à l’étranger coûte de l’argent car les volontaires ne sont pas des experts de l’humanitaire. Vous trouverez plus d’informations sur la différence entre les deux profils dans le chapitre Le volontariat à l’étranger ne s’apparente pas à de l’humanitaire.

Les conditions financières des programmes réglementés comme le VSI ou le SVE sont considérablement plus accessibles grâce aux subventions publiques que reçoivent ces dispositifs. Comme nous l’avons déjà expliqué dans le chapitre sur le volontariat réglementé, la plupart de ces programmes imposent une limite d’âge ou des qualifications spécifiques, qui font que les adultes de plus de 30 ans, ou les adultes sans qualification particulière dans le domaine d’intervention de leur choix, auront du mal à trouver une place.

Cependant, les salariés peuvent tenter d’obtenir le soutien financier de leur employeur, dans le cadre d’un congé humanitaire, ou de solidarité. Nous expliquons ce concept dans le chapitre suivant.

Parlez du congé humanitaire avec votre employeur

En France, il existe des structures qui permettent d’organiser ce que l’on appelle un congé de solidarité, un congé humanitaire, ou encore un Congé Solidaire® (qui est une marque déposée par l’association Planète Urgence).

Partir en congé humanitaire, c’est faire une mission de volontariat à l’étranger avec le soutien de son employeur, qui finance tout ou partie de la mission.

Parmi les principales raisons qui poussent les entreprises à offrir cette possibilité à leurs employés, on trouve :

  • la mise en pratique d’une politique de responsabilité sociale (RSE),
  • le développement des compétences (professionnelles, interculturelles et linguistiques) de leurs employés,
  • le renforcement du lien entre un employeur et son employé,
  • l’amélioration de l’attractivité de l’employeur.

Les acteurs impliqués dans un congé humanitaire sont principalement :

  1. Un employé, qui participe à une mission de volontariat à l’étranger pendant ses congés. Il n’y a aucun changement du côté de son contrat de travail ou de la durée de ses congés.
  2. Un employeur, qui soutient l’initiative de son employé en couvrant partiellement ou entièrement les coûts générés par la mission. Les fonds proviennent généralement du budget du département RSE, formation ou communication.
  3. Une organisation de volontariat qui aide l’employeur et l’employé à réaliser leur projet.

Les employés peuvent donc profiter de cette possibilité individuellement, mais il arrive aussi que des entreprises organisent des voyages de groupe à visée caritative pour leurs collaborateurs.

Alors, peut-être que votre employeur serait intéressé par la possibilité de proposer à ses employés un engagement volontaire à l’étranger ?

Faites preuve d’initiative et parlez de cette possibilité à votre employeur ! Cela peut en effet réduire considérablement les coûts d’une mission. Les interlocuteurs pertinents pour une telle demande se situent général dans le département RSE ou de ressources humaines.

Si vous obtenez un retour positif de la part de votre employeur, vous pouvez tout à fait faire appel à nous pour plus d’informations, et pour aider votre employeur à concevoir un tel programme. Pour en savoir plus sur le congé humanitaire, n’hésitez pas à consulter notre page dédiée ou à nous écrire sur conge-humanitaire ( a ) guidisto.org.

Parlez à vos amis de "Chantiers bénévoles pour adultes : le guide ultime du bénévolat international pour les 30 ans et +, seniors, retraités" :

Frank Seidel

Frank Seidel est le fondateur de guidisto-volontariat.fr, le portail en ligne indépendant pour le volontariat responsable et flexible à l’étranger. Depuis sa propre expérience en tant que volontaire en 1991, il travaille dans le secteur de l'engagement volontaire à l'étranger. Par le passé, il a également écrit un livre sur l'écovolontariat, et a travaillé comme directeur marketing pour un grand organisme de volontariat.

2 commentaires

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  1. 19/09/2018
    Je suis .educatrice et depuis toujours j'ai cette envie d'aider mon prochain. Devenir en aide. Je ne parle pas l'anglais. Mais je suis sûre d'être utile à votre organisation. Comment je ne sais pas. Je souhaites recevoir des renseignements vu mon âge où je pourrai venir en aide. Merci d'avance. Nora Dar kebira Répondre
    • 19/09/2018
      Bonjour Nora,
      Il vous est tout à fait possible de faire du volontariat ! De nombreuses missions n'imposent en effet pas d'âge maximum, et apprécient la contribution des volontaires adultes. Si vous ne parlez pas anglais, nous vous conseillons de vous tourner vers des missions dans des pays francophones, par exemple en Afrique de l'Ouest (Togo, Bénin, Sénégal, etc.).
      Si vous souhaitez en savoir plus, nous vous invitons à lire l'article ci-dessus, qui répond à ces questions en détail.
      Bonne journée à vous et courage dans votre démarche ! Répondre

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