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Travailler dans l’humanitaire : comment le volontariat à l’étranger peut vous aider

travailler dans l'humanitaireSi vous voulez travailler dans l’humanitaire, le volontariat à l’étranger peut être la première étape de votre projet professionnel. Soyez cependant modeste dans un premier temps, car en tant que volontaire, vous ne serez pas en mesure de fournir la même qualité de travail que quelqu’un dont l’action humanitaire ou la coopération internationale est réellement le métier.  Alors, quelle est la différence entre les volontaires et les travailleurs humanitaires ? Est-ce que ces derniers existent vraiment et si oui, comment devient-on travailleur humanitaire ? Comme le volontariat à l’étranger peut-il vous aider à trouver un emploi dans ce secteur ? On vous dit tout.

En bref

  • Les « travailleurs humanitaires » n’existent pas en tant que tels – il s’agit plutôt d’experts de domaines particuliers qui transmettent leurs connaissances dans des pays en développement.
  • La coopération internationale requiert des compétences particulières et de l’expérience professionnelle.
  • Le volontariat à l’étranger peut être la première étape de votre carrière, et vous permet de tester votre envie de travailler dans l’humanitaire, d’acquérir de l’expérience à l’étranger et d’améliorer vos compétences linguistiques.

Mais au fait, c’est quoi un travailleur humanitaire ?

Apprendre à connaître les cultures qui nous sont étrangères, apporter son soutien à des actions pour contribuer à un changement réel, voilà comment la plupart des travailleurs humanitaires décrivent leur travail quotidien.

Si votre projet est de travailler dans l’humanitaire ou dans une ONG, vous devez cependant aller plus loin et vous poser réellement la question : qu’est-ce qu’un travailleur humanitaire ?

De manière générale, un travailleur humanitaire est un expert qui transmet ses compétences dans un pays en développement (Afrique, Asie, Amérique latine…). Il peut par exemple être médecin, mais aussi ingénieur agricole, ou encore artisan.

Vous comprenez donc que tous les travailleurs humanitaires ne se ressemblent pas.  Il n’existe pas de profil professionnel du travailleur humanitaire classique, car des employés d’un large éventail de domaines sont impliqués dans l’action humanitaire. Ce qu’ils ont en commun, c’est que ce sont tous des experts dans leur spécialité, qui possèdent des années d’expérience professionnelle.

Les volontaires encore étudiants, à l’université ou en école, ne peuvent en général pas prétendre au statut d’expert car ils n’ont pas les connaissances spécialisées suffisantes.

Coopération internationale ≠ Aide au développement

Auparavant, on désignait la coopération internationale sous le terme colonialiste d’aide au développement. L’expression actuelle reflète une approche plus moderne et équitable : l’accent est mis sur la coopération entre deux partenaires égaux plutôt que sur la « charité » de pays donateurs envers des pays bénéficiaires dans le besoin.

Comment devenir un expert de l’action humanitaire ?

Les principaux prérequis pour travailler dans l’humanitaire sont :

  • l’expertise dans un domaine en particulier,
  • l’expérience professionnelle pertinente,
  • les compétences linguistiques.

Une expérience à l’international au travers d’un séjour long à l’étranger, si possible dans un pays émergeant ou en développement, peut être obligatoire pour certains emplois.

Pour devenir travailleur humanitaire, la première étape consiste à faire des études et d’acquérir de l’expérience et des connaissances pratiques dans votre domaine pendant un certain temps. Si vous combinez vos compétences avec une expérience à l’étranger, vous augmentez vos chances de décrocher un emploi dans l’humanitaire.

travail humanitaireLes ingénieurs, techniciens et artisans de tous les secteurs sont particulièrement recherchés, ainsi que les spécialistes des domaines suivants :

  • médecine,
  • agro-alimentaire,
  • agriculture, sylviculture et horticulture,
  • logistique,
  • géographie et géologie,
  • génie hydraulique,
  • topographie,
  • urbanisme.

 

Comment le volontariat à l’étranger peut-il aider ?

  Tester son envie de faire de l’humanitaire

Le volontariat à l’étranger vous donne la possibilité d’avoir un aperçu de la vie quotidienne dans un pays où le niveau et les conditions de vie sont inférieurs à ce à quoi vous êtes habitué, et vous confronte à un potentiel choc culturel. Cela peut vous permettre de savoir si, malgré ces défis, le travail humanitaire est fait pour vous. Pour tester votre motivation, vous pouvez par exemple vous poser ces deux questions importantes :

  • Suis-je en mesure de m’adapter aux conditions matérielles locales et d’abandonner définitivement mon niveau de vie plus élevé ?
  • Suis-je capable de m’imprégner d’une culture étrangère et de travailler avec des personnes de cette culture ?

Pas d’eau courante ni d’électricité, non merci ?

volontariat humanitaireTout le monde ne peut (ou ne veut) pas forcément vivre des mois ou des semaines sans eau chaude. Dans sa propre chambre en France, fraîchement douché et avec son ordinateur connecté à internet, il est facile de dire que l’on peut se passer de confort. Sur le terrain cependant, la réalité peut être très différente de ce que l’on s’est représenté. Au cours d’une mission de volontariat, il arrive bien souvent que vous soyez confronté à des situations extrêmes, sans eau courante et sans électricité par exemple et dans de nombreux pays, les coupures d’électricité et le rationnement en eau sont monnaie courante. Ce n’est que si vous avez déjà dû renoncer aux douches chaudes et à l’électricité 24 heures sur 24 que vous pouvez savoir si vous pouvez réellement faire sans sur le long terme.

 Se confronter aux problèmes spécifiques à un pays

De plus, il ne faut pas sous-estimer la confrontation à la pauvreté réelle. Travailler avec des personnes qui n’ont pas de toit ou qui n’arrivent pas à se nourrir correctement au jour le jour peut être une expérience extrêmement éprouvante. Le volontariat à l’étranger peut vous aider à déterminer si vous pouvez relever ce défi. Vous vous rendrez également compte qu’il existe dans certains pays de nombreux problèmes dont vous n’avez pas (ou peu) à vous soucier en Europe occidentale. Par exemple, la corruption est un problème significatif dans certains pays, et dans certains endroits, les femmes ont légalement moins de droits que les hommes. La façon dont ces problèmes doivent être traités est également quelque chose qui s’apprend.

Cette expérience peut donc vous aider dans votre projet professionnel, et peut être vous convaincre d’écarter une voie qui vous aurait conduit à une impasse. Cela n’est pas une honte, car tout le monde n’est pas fait pour travailler dans l’humanitaire.

Comprendre les différences culturelles au lieu de les condamner

volontariat amérique latinePour être engagé dans la coopération internationale, vous devez non seulement être flexible en matière d’hygiène, mais aussi culturellement parlant. En tant qu’expert sur le terrain, vous devez être capable de penser et d’accepter la culture des personnes avec qui vous travaillez. La pensée qui mettrait la culture occidentale au-dessus des autres n’a pas sa place dans la coopération internationale. Il ne s’agit pas non plus de vouloir éliminer ou nier les différences. Au contraire, le but est de trouver des solutions ensemble et de favoriser la coopération entre des acteurs locaux. Le volontariat à l’étranger vous aide à savoir si vous êtes « culturellement flexible ».

 

Se distinguer grâce à son expérience en tant que volontaire

Le bénévolat dans un pays en développement vous aide non seulement à déterminer si l’humanitaire est la voie faite pour vous, mais aussi à enrichir votre CV d’une expérience pertinente. Pour travailler dans l’humanitaire, avoir de l’expérience en Afrique, Asie, Amérique latine ou encore Europe du Sud ou de l’Est est un facteur qui compte. Cette expérience vous permet également de montrer que les valeurs de la coopération internationales sont importantes pour vous.

Avec votre expérience en tant que volontaire, vous avez déjà prouvé que vous pouvez travailler dans des conditions précaires, un critère important pour la sélection des futurs experts. En effet, vos employeurs potentiels (ONGs, organisations étatiques ou internationales…) ont besoin de s’assurer que vous ne subirez pas de choc culturel quelques semaines après l’arrivée sur place.

 Améliorer des compétences linguistiques : anglais, espagnol, swahili…

volontariat linguistiqueEn plus d’acquérir de l’expérience pratique dans un domaine, le volontariat à l’étranger est aussi l’opportunité idéale pour améliorer vos compétences linguistiques. Même dans les destinations francophones comme Madagascar, le Togo ou encore le Maroc, le travail se fait souvent en collaboration avec d’autres bénévoles du monde entier, et vous n’échapperez donc pas aux échanges en anglais. Les volontaires sont souvent logés dans des familles d’accueil, le contexte idéal pour apprendre ou pratiquer une langue. Et il n’y a pas que l’anglais ! Si vous partez en mission en Amérique du Sud par exemple, votre espagnol en reviendra certainement perfectionné !

Vous vous distinguerez d’ailleurs d’autant plus si vous apprenez la langue locale de votre pays d’action. Dans certains pays d’Afrique ou d’Amérique latine, les langues européennes comme le français, l’anglais, l’espagnol ou le portugais sont des langues officielles dont l’origine remonte à l’époque coloniale. Bien souvent pourtant, la majorité de la population locale, en particulier les plus défavorisés, ne parlent que la langue locale. Les personnes ayant fait du bénévolat en Tanzanie, et qui ont donc déjà des bases en swahili, ont donc de meilleures chances de décrocher un emploi dans ce pays que ceux qui se limitent à l’anglais.

Faire du volontariat à l’étranger : avec qui partir ?

Pour faire du volontariat à l’étranger, et ainsi valider la première étape de votre parcours pour travailler dans l’action humanitaire internationale, vous avez deux possibilités :

  • Le volontariat réglementé: dispositifs sélectifs soutenus par l’État, avec des missions en général sur le long terme.
  • Le volontariat flexible: missions de volontariat ouvertes à tous, où le volontaire peut s’engager pour la durée, le pays et le type d’activité de son choix. Les missions répertoriées sur Guidisto sont des missions de volontariat flexible.

    Bonus : « J’ai pas vraiment d’expérience dans l’humanitaire, mais j’en ai grave parlé avec ma cousine… »

    Si vous êtes arrivés à ce paragraphe, alors vous avez compris que pour travailler dans l’humanitaire, l’enthousiasme ne suffit pas.

    Pour conclure cet article, nous voulions partager avec vous des vidéos qui illustrent bien le décalage qu’il y a entre les aspirations de certaines personnes de bonne volonté qui veulent travailler dans une ONG et leur capacité d’action réelle. Il s’agit d’une campagne publicitaire de l’ONG Solidarités International, peut-être vous en souvenez-vous…

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1 commentaire

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  1. 18/11/2018
    Bonsoir... afin de donner un sens a ma vie, j ai le desir de faire une action hulanitaire... ce serait salvateur pour moi Répondre

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