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Volontariat + plongée sous-marine : s’engager la tête sous l’eau

Un bénévole en pleine plongée, certainement l’une des moments les plus marquants d’une mission d’écovolontariat marin

Nager avec des requins, participer à la protection des fonds marins ou tout simplement plonger à l’étranger… Les missions d’écovolontariat marin permettent de combiner la protection de l’environnement et les sensations fortes. Vous pouvez prendre part à des projets passionnants partout dans le monde (Caraïbes, îles du Pacifique, océan Indien, Asie du Sud-Est, etc.) et ce, que vous soyez un débutant sans brevet de plongée ou plongeur expérimenté. Dans cet article, vous en saurez plus sur ces missions, sur les compétences requises des volontaires et sur ce qui vous attend !

 

Des missions dans et sous l’eau

Il existe de nombreux projets de volontariat où les bénévoles sont amenés à passer du temps dans et sous l’eau. En plus des quelques exemples de projets que nous vous listons dans cette article, vous trouverez une foule d’autres options en parcourant notre base de données de projets d’écovolontariat.

Préservation des fonds marins à Madagascar

Engagez-vous aux côtés d’une équipe internationale de biologistes marins et de scientifiques pour participer à la protection de l’un des écosystèmes marins les plus spectaculaires de l’océan Indien. Sur ce projet, les tâches confiées aux volontaires sont très variées, et vont de la récolte de données en plongée à la sensibilisation de la population locale, en passant par une formation en biologie marine. Plus d’informations sur cette mission.

 

Protection des requins aux Fidji

Ce projet de biologie marine en Océanie s’engage pour la sauvegarde de la population de requins au large des côtes de l’île de Viti Levu. En tant que bénévole, vous assisterez les scientifiques dans leurs tâches quotidiennes comme l’identification des requins ou encore la mise en place de caméras sous-marines. Plus d’informations sur ce projet.

 

Régulation des populations de poissons-lions aux Caraïbes

Dans ce projet basé au Belize, vous apprendrez à chasser les rascasses volantes (qu’on appelle aussi poissons-lions), espèce très invasive qui fait beaucoup de dégâts dans les Caraïbes. Vous vous demandez comment il est possible de concilier la protection de l’environnement et la chasse aux poissons ? En savoir plus dans la description du projet.

 

Sauvegarde des fonds marins en Thaïlande

Dans ce projet d’écovolontariat marin en Thaïlande, vous pouvez contribuer à la protection des fonds marins en faisant jusqu’à trois plongées par jour où vous serez amenés à récolter des données. Le projet s’attache aussi à sensibiliser le public sur l’état des océans, pour permettre de pérenniser son action. En savoir plus sur cette mission.

 

Volontariat avec des requins en Afrique du Sud

Cette mission en Afrique du Sud combine la protection des fonds marins, la recherche et la sensibilisation pour la survie d’espèces de requins comme le grand requin blanc. Ici, la plongée ne fait pas nécessairement partie de votre travail quotidien, mais en tant que bénévole, vous serez amené à partir en bateau tous les jours pour participer au suivi des populations de requins et à l’enregistrement de données. Pour plus d’informations sur ce projet, rendez-vous sur sa description détaillée.

 

Quel niveau de plongée est nécessaire ?

Des cours de plongée sont dispensés à l’arrivée sur le site

Généralement, aucune expérience préalable est demandée pour pouvoir participer à de tels projets, qui sont donc accessibles même à ceux qui n’ont jamais plongé. Notez qu’il est cependant nécessaire de bien savoir nager. Pour les débutants, le séjour débute habituellement par une semaine de stage de plongée (dont le prix est souvent inclus dans les frais du projet). Pour vous permettre d’être le plus efficace possible, la plupart des organismes de volontariat vous font passer le « PADI Advanced Open Water Diver », équivalent au Niveau 2 permettant de plonger à une profondeur maximale de 30 mètres.

Si vous avez déjà un brevet de plongée, la durée de cette formation est plus courte et cela se répercute souvent sur les coûts du projet. Il est conseillé de clarifier au préalable avec l’organisme d’accueil les avantages financiers qui peuvent découler de votre expérience en plongée. Pour ce qui est de l’équipement, il est en général fourni sur place par l’organisation.

Remarque importante : si vous n’avez jamais plongé, il est recommandé de faire au moins un baptême de plongée chez vous avant de signer pour une telle mission (contactez pour cela votre club de plongée local). Il arrive en effet que certains ne supportent pas le port du masque de plongée ou du respirateur, et si cela vous arrive au cours du projet, les frais d’inscription ne vous seront pas remboursés.

 

Dans quels pays d’action ?

Les projets d’écovolontariat marins se trouvent principalement sur les plus beaux spots de plongée à travers le monde, comme par exemple sur la côte est d’Amérique centrale (Caraïbes, Belize, Bahamas), en Océanie (Fidji, Australie) ou en Asie du Sud-Est (Thaïlande, Cambodge). L’océan indien n’est également pas en reste (île Maurice, Madagascar, Maldives). Le volontariat en plongée sous-marine, c’est donc l’alliance parfaite entre s’engager et se faire plaisir. Certains autres volontaires sont même jaloux car les bénévoles sur ce type de projets ont souvent l’occasion de se détendre sur la plage après leur journée de travail.

 

Quelles sont les tâches confiées aux volontaires ?

Dans la plupart des projets de volontariat en plongée, les bénévoles participent à la collecte et à l’analyse de données, comme dans le projet de sauvegarde des fonds marins en Thaïlande mentionné ci-dessus. Selon la mission, de nombreuses autres tâches pourront aussi vous être affectées.

Les plongées se déroulent en général sur 2 à 3 jours dans la semaine. Cela ne veut pas dire pour autant que les volontaires se tournent les pouces le reste du temps ! Souvent, on leur confie d’autres responsabilités, cette fois-ci sur terre, comme par exemple :

  • l’enregistrement et le traitement des données récoltées sous l’eau,
  • la protection des mangroves,
  • le nettoyage des plages,
  • la sensibilisation à la protection de l’environnement dans des hôtels ou des écoles.

De nombreux projets ont également un pendant social, car la sauvegarde des habitats marins sur le long terme ne peut être réussie que si elle s’accompagne d’un aménagement pour les populations locales.

Les addicts de la plongée qui veulent continuer l’expérience pendant leur temps libre bénéficient souvent de tarifs préférentiels auprès des organisations de volontariat et des écoles de plongée locales.

 

Remarque sur les coûts

Malheureusement, l’écovolontariat n’est pas quelque chose de gratuit comme nous le détaillons dans notre page Pourquoi payer pour une mission de volontariat ?.  En cela, les projets de plongée ne font pas exception. Au contraire, les dépenses pour les organismes sont souvent particulièrement élevées, parce qu’en plus des coûts standard de coordination du projet, il faut également compter les dépenses relatives au :

  • matériel de plongée et aux bateaux,
  • personnel qualifié (un Divemaster doit être présent pour toutes les plongées),
  • cours de plongée dispensés aux volontaires.

Comme nous l’avons déjà précisé plus haut, les coûts peuvent êtres réduits si vous avez déjà un brevet de plongée. Le coût par semaine/mois diminue également plus vous vous engagez pour une période longue, car vous ne devez payer les frais fixes qu’une seule fois. Ainsi, bien que de nombreux projets soient accessibles à partir de 2 semaines, il est conseillé de prévoir une durée plus longue pour votre volontariat, autant que faire se peut. De plus, il faut également penser à amortir le coût de l’avion. En parlant de cela…

 

Pensez à votre bilan carbone

Rappelez-vous que même après votre retour chez vous, vous pouvez agir pour la protection de la planète et des océans. Vous devez aussi garder à l’esprit que votre voyage provoque de fortes émissions de CO2 et que le réchauffement climatique causé par l’émission de gaz à effet de serre provoque des dégâts majeurs pour les récifs coraliens et autres habitats marins. Voilà pourquoi selon nous, l’action des volontaires en écovolontariat marin peut s’apparenter à une compensation de leur bilan carbone (que vous avez même la possibilité de calculer).

Parlez à vos amis de "Volontariat + plongée sous-marine : s’engager la tête sous l’eau" :

Frank Seidel

Frank Seidel est le fondateur de guidisto-volontariat.fr, le portail en ligne indépendant pour le volontariat responsable et flexible à l’étranger. Depuis sa propre expérience en tant que volontaire en 1991, il travaille dans le secteur de l'engagement volontaire à l'étranger. Par le passé, il a également écrit un livre sur l'écovolontariat, et a travaillé comme directeur marketing pour un grand organisme de volontariat.

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